Stomatite Aphteuse — Traitements locaux

Référence cabinet pédiatrique · Suisse · Juin 2025
Classification clinique
Aphte Mineur
75–85 % des cas
  • Taille < 1 cm, superficiel
  • 1–5 lésions simultanées
  • Guérison 1–2 semaines, sans cicatrice
  • Traitement symptomatique seul
Aphte Majeur
10–15 % des cas
  • Taille > 1 cm, profond, induré
  • Dysphagie, ± fièvre
  • Guérison ~6 semaines
  • Risque de cicatrice
  • → Kenacort-A Orabase® + avis si récidive
Aphte Herpétiforme
rare
  • Bouquet de 1–3 mm (10–100 lésions)
  • Confluent, douloureux
  • Guérison 1–2 semaines
  • DDx : HSVHerpès simplex virus (HSV-1/2)
    • Vésicules érythémateuses → érosions
    • Lésions gingivales + fièvre (primo)
    • Unilatéral sur récidive (VZV)
    → Aciclovir si immunodéprimé ou forme sévère
    obligatoire
Anamnèse utile

🔵 À préciser systématiquement

  • Taille exacte (règle graduée si nécessaire)
  • Nombre de lésions simultanées
  • Durée actuelle + délai guérison habituel
  • Présence de cicatrice après guérison
  • Traitements essayés et efficacité
  • Facteurs déclenchants (aliments, stress)

⚠ Facteurs favorisants

  • Traumatisme buccal (mordure, brosse)
  • Brûlure chimique (aspirine en contact)
  • Aliments acides (citron, tomate), noix, épices
  • Boissons gazeuses, salaisons
  • Hygiène buccale déficiente
  • Stress, cycle menstruel

🔴 Drapeaux rouges anamnestiques

  • Récidives > 3×/an ou permanentes
  • Ulcères génitaux, oculaires associés
  • Fièvre périodique régulière
  • Diarrhée chronique / retard de croissance
  • Adénopathies, amaigrissement
  • Aphtes + arthralgies / uvéite
Traitements locaux disponibles en Suisse — Tableau complet
💊 Lecture du tableau Âge : limite minimale selon Compendium.ch / notice suisse. Les produits ≥ 12 ans sont déconseillés avant sans avis médical. La durée est indicative — arrêt dès guérison.
Nom commercial (CH) Principe actif Mode d'action Âge min. Posologie Durée Remarques / Pièges
⬇ NOURRISSON / JEUNE ENFANT
OSA® Gel Salicylamide + lidocaïne + dexpanthénol Antalgique + anesthésique local + cicatrisation Nourrisson Jusqu'à 6×/j Quelques jours 1ère intention douleur gingivale nourrisson. Lidocaïne → ne pas dépasser dose/âge. Indication principale : poussée dentaire.
Mundisal® Gel Salicylate de choline AINS local + antalgique Nourrisson possible Toutes les 2–3 h (max 10×/j) 3–7 j Utile aphtes + poussée dentaire. Attention salicylate : éviter si suspicion virose (risque Reye théorique).
Aftamed® Gel Acide hyaluronique Film protecteur + hydratation + cicatrisation muqueuse Enfant dès 1 an 2–4×/j 5–10 j Pas alcoolisé, pas irritant → très bien toléré. 1er choix aphte simple jeune enfant.
Aloclair® Plus Film muco-adhésif (± acide hyaluronique) Barrière mécanique analgésique Enfant et adulte 3–4×/j Jusqu'à guérison Sans alcool, sans goût. Bonne alternative à Aftamed® si non disponible.
Gengigel® Acide hyaluronique Cicatrisation muqueuse, anti-inflammatoire local Enfant et adulte 3–5×/j 1–3 semaines Option si aphtes multiples ou récidivants.
⬇ DÈS 2 ANS
Collu-Blache® spray Oxybuprocaïne + chlorhexidine Anesthésique local + antiseptique ≥ 2 ans 1 nébulisation 3–6×/j 3–7 j Produit suisse, utile tôt. Anesthésie locale rapide. Ne pas avaler.
Bucco Tantum® spray Benzydamine HClBenzydamine — Mécanisme d'action

Molécule à triple effet local :

1. Anti-inflammatoire
• Inhibe peu les COX (≠ AINS classiques)
• ↓ TNF-α, IL-1β et cytokines pro-inflammatoires
→ réduction œdème et inflammation muqueuse

2. Antalgique
• Stabilise les membranes cellulaires
• ↓ excitabilité des fibres nerveuses sensitives
→ soulagement douleurs buccales/pharyngées

3. Anesthésique local léger
• Blocage partiel des canaux Na⁺ neuronaux
• ↓ conduction nerveuse à forte concentration
→ légère sensation d'engourdissement/bouche anesthésiée
AINS local + antalgique + bactéricide/fongicide ≥ 2 ans (spray) ≤ 6×/j 3–7 j Anti-inflammatoire efficace. Solution buccale ≥ 12 ans uniquement. Spray = forme préférentielle < 12 ans.
⬇ DÈS 4 ANS
Déaftol® spray Lidocaïne + aluminium (astringent) Anesthésique local + astringent (membrane protectrice) ≥ 4 ans (spray) < 4 ans : 1 neb 3×/j
> 4 ans : 1–2 neb 6×/j
3–7 j Forme membrane résistante sur l'ulcère. Attention à la dose de lidocaïne chez le petit enfant.
Drossadinol® spray Lactate d'aluminium + lidocaïne Astringent + anesthésique local ≥ 4 ans 1 nébulisation 6×/j 3–7 j Précipitation des protéines → membrane superficielle résistante. Bonne tolérance.
Mebuca-Orange® / Orofar® Benzoxonium + lidocaïne Bactéricide (G+ > G−, fongicide, virucide) + anesthésique ≥ 4 ans Selon indication 3–7 j Spectre large. Lidocaïne → surveiller dose totale chez enfant < 6 ans.
⬇ DÈS 6 ANS (gargarismes possibles)
Kamillosan® / Kamillex® Extrait de camomille + α-bisabolol Anti-inflammatoire végétal léger, apaisant ≥ 6 ans 1–3×/j 5–10 j ⚠ Contient alcool 40–46 %Kamillosan® / Kamillofluid® : éthanol 40–46 %
→ Irritant sur ulcère fibrineux ouvert
→ Pas d'effet film/protection
→ Pas d'anesthésique
→ Éviter usage non dilué sur aphte actif
→ Ne pas avaler
→ irritant sur aphte ouvert. Pas d'effet anesthésique ni film protecteur. Utilité limitée en phase aiguë.
Solution de soins de bouche CHUV Préparation magistrale pharmacie Variable selon formulation ≥ 6 ans Gargarisme selon prescription Variable Option hospitalière / spécialisée. À demander en pharmacie sur ordonnance. Utile formes sévères.
Drossadinetten® cp Lactate d'aluminium + lidocaïne Astringent + anesthésique local (cp à sucer) ≥ 6 ans 1 cp / 2 h, max 12/j 3–7 j Forme comprimé → praticable dès 6 ans si coopérant.
Lidazon Actilong® Cétylpyridinium + lidocaïne + polymère muco-adhésif Antiseptique prolongé 6 h + anesthésique + adhérence muqueuse ≥ 6 ans 1 cp / 3–4 h 3–7 j Persistance prolongée sur muqueuse (polymère). Ne pas avaler.
Angina MCC® / Mebicaine® Cétylpyridinium ± lidocaïne ± tyrothricine Antiseptique + anesthésique ≥ 6 ans 1 cp / h en aigu puis / 3–4 h 3–7 j Tyrothricine : AB topique Gram+. Cétylpyridinium : spectre bactérien large.
Xylocaïne 0,2–2% (gargarisme) Lidocaïne Anesthésique local puissant ≥ 6 ans Gargarisme sur prescription Usage ponctuel Préparation magistrale. Réservé douleurs buccales intenses. Ne pas avaler (risque de fausse route, anesthésie pharyngée).
⬇ SUR PRESCRIPTION MÉDICALE
Kenacort-A Orabase® Triamcinolone acétonide 0,1 % (orabase) Corticoïde local : inhibition puissante de l'inflammation Usage médical 2–3×/j (appliquer sans frotter) 3–7 j Meilleure evidence pour aphtes inflammatoires. Ne pas frotter (l'orabase adhère). Si > 7 j → réévaluer. Risque systémique si usage prolongé étendu.
⬇ DÈS 12 ANS
Bucco Tantum® solution Benzydamine HClBenzydamine — Mécanisme d'action

Molécule à triple effet local :

1. Anti-inflammatoire
• Inhibe peu les COX (≠ AINS classiques)
• ↓ TNF-α, IL-1β et cytokines pro-inflammatoires
→ réduction œdème et inflammation muqueuse

2. Antalgique
• Stabilise les membranes cellulaires
• ↓ excitabilité des fibres nerveuses sensitives
→ soulagement douleurs buccales/pharyngées

3. Anesthésique local léger
• Blocage partiel des canaux Na⁺ neuronaux
• ↓ conduction nerveuse à forte concentration
→ légère sensation d'engourdissement/bouche anesthésiée
AINS local + antalgique ≥ 12 ans 3×/j (gargarisme) 3–7 j Ne pas utiliser en spray + solution simultanément.
Chlorhexamed® Gel 1 % Chlorhexidine Antiseptique large spectre (G+, G−, levures) ≥ 12 ans (6–12 sur avis dentaire) 1–2×/j 7–10 j Coloration dentaire si usage prolongé. Pas d'effet anesthésique. Utile surinfection / gingivite.
Pyralvex® Acide salicylique + extrait de rhubarbe Anti-inflammatoire + kératolytique + film protecteur ≥ 12 ans 3–4×/j Max 14 j Souvent mal toléré (brûlure locale). Éviter si enfant sensible.
Hextril® spray Hexétidine Antibactérien-antifongique ≥ 12 ans 1 pulv 2×/j 5–7 j Spectre antibactérien et antifongique. Usage limité stomatite avec composante infectieuse.
Sangerol® / Lysopaïne® N Lidocaïne + lysozyme + tyrothricine / cétylpyridinium Anesthésique + enzyme antibactérienne + antiseptique ≥ 12 ans 1 cp / 3–4 h 5–7 j Lysozyme : mucopolysaccharidase anti-G+ et antivirale. Option adulte/ado stomatite sévère.
Neo-angin® spray (avec lidocaïne) Chlorhexidine + lidocaïne Antiseptique + anesthésique local ≥ 12 ans 3–10 vaporisations/j 3–7 j ⚠ Coloration des dents possible. Prévenir l'adolescent.
Négatol® Dental Policresulenum + lévomenthol Acide organique désinfectant, coagule/dénature tissus altérés sans toucher muqueuse saine ≥ 12 ans Application ponctuelle (tampon ouaté) puis rinçage 1–2 applications Technique : sécher l'ulcère, badigeonner avec tampon imbibé, rincer. Réservé ulcères profonds résistants. Effet quasi-cautérisation chimique.
Flagyl® oral (métronidazole) Métronidazole Antibiotique systémique anaérobie / anti-inflammatoire local Sur prescription 7,5 mg/kg 3×/j per os × 5 jours 5 j Réservé aphtes sévères / profonds / résistants aux traitements locaux. Éviter alcool. Goût métallique. Niveau de preuve : ⚠ PROBABLE (séries de cas).
Choix pratique rapide
Situation cliniqueProduit de 1er choix
Aphte simple chez nourrisson / < 2 ansAftamed® Gel
Aphte + douleur freinant l'alimentationAftamed® + paracétamol ± ibuprofène
Aphte douloureux ≥ 2 ansCollu-Blache® ou Déaftol® spray
Aphte très inflammatoire / majeurKenacort-A Orabase® (prescription)
Stomatite avec composante inflammatoire ++Bucco Tantum® spray (≥ 2 ans)
Gingivite légèreChlorhexamed® ou Kamillosan® dilué
Douleur gingivale nourrisson (dents)OSA® Gel
Aphtes récidivants / multiples sévèresKenacort-A Orabase® + bilan systémique
Enfant refusant les produits qui piquentAftamed®, Aloclair®, Gengigel®
Adolescent aphte profond résistantNégatol® Dental ou Flagyl® oral
ProduitNiveau de preuve (aphtes)
Kenacort-A Orabase® (triamcinolone)★★★★★ Niveau A
Bucco Tantum® (benzydamine)★★★★☆ Niveau B
Aftamed® / Gengigel® (acide hyaluronique)★★★★☆ Niveau B
Chlorhexamed®★★★☆☆ Niveau B
Pyralvex®★★★☆☆ — souvent mal toléré (brûlures)
Kamillex® / Kamillosan®★★☆☆☆ Niveau C + alcool → irritant
Flagyl® oral★★☆☆☆ Niveau C — séries de cas
Négatol® Dental★★☆☆☆ Niveau C — usage expert
Diagnostics différentiels et drapeaux rouges
🔴 Quand chercher une cause systémique ? Aphtes récidivants (> 3 épisodes/an), multiples, géants, profonds, ou associés aux signes ci-dessous.
Diagnostic à évoquer Arguments distinctifs Examen clé
BehçetMaladie de Behçet — vascularite systémique
• Aphtes oraux récidivants (critère majeur)
• Ulcères génitaux (quasi-pathognomonique)
• Uvéite, lésions cutanées (pseudofolliculite)
• Thromboses veineuses
→ Référer rhumatologie/pédiatrie spécialisée si aphtose bipolaire
Ulcères génitaux + oculaires associés. Origine méditerranéenne / Asie. Critères ISG, avis rhumatologie
PFAPAPeriodic Fever, Aphthous stomatitis, Pharyngitis, Adenitis
• Fièvre périodique 3–6 semaines (2–5 j)
• Début < 5 ans, garçons ++
• Pharyngite, adénites cervicales
• Aphtes buccaux lors des épisodes
→ Prednisone 1 mg/kg en début d'épisode. Amygdalectomie si récidive ++
Fièvre périodique régulière (3–6 sem), pharyngite, adénites. Âge < 5 ans. Critères cliniques, courbe de température
Neutropénie cyclique Infections bactériennes périodiques, aphtes récidivants. Fièvre à intervalle fixe. NFS répétées (3×/semaine × 6 sem)
Hyper-IgD / TRAPS Fièvre récurrente longue (TRAPS : 1–3 sem), douleurs abdominales, arthralgies. IgD, génétique TNFRSF1A
Maladie de CrohnMaladie inflammatoire chronique intestinale
• Aphtes buccaux : 5–10 % des patients pédiatriques
• Douleurs abdominales, diarrhées (± sang)
• Retard staturo-pondéral, anémie
• Lésions ano-périnéales
→ Calprotectine fécale + avis gastropéd si > 100 µg/g
Diarrhée chronique, douleurs abdominales, retard de croissance, anémie. Calprotectine fécale, ASCA, gastroscopie/IRM
Cœliaquie Aphtes + carence (Fe, B12, folates), diarrhée, cassure de la courbe. IgA anti-TG2 + IgA totales
Herpès oral (HSV-1Herpès simplex virus type 1 (HSV-1)
• Primo-infection : gingivostomatite herpétique aiguë
• Vésicules sur fond érythémateux → ulcérations
• Fièvre, adénopathies, dysphagie
• Enfant 1–3 ans ++
→ Aciclovir 15 mg/kg/j × 5–7 j si forme sévère / immunodéprimé
)
Vésicules → érosions. Fièvre, adénopathies. Primo-infection : enfant 1–3 ans. Clinique ± PCR HSV si doute
Herpangine / PMBPieds-Mains-Bouche — Coxsackievirus A16, EV71
• Éruption vésiculeuse palmaire, plantaire, buccale
• Ulcères buccaux postérieurs (herpangine si limité à la bouche)
• Fièvre, irritabilité, âge < 5 ans
• Forme sévère EV71 : risque neurologique
→ Traitement symptomatique. Éviction crèche 5 j
Vésicules mains/pieds/bouche. Coxsackie. Épidémies printemps/automne. Clinique ± PCR entérovirus
Lupus érythémateux Aphtes + photosensibilité, arthrites, rash malaire. Adolescente ++. FAN, anti-ADN natif, C3/C4
Lymphome / Leucémie Aphtes + adénopathies généralisées, amaigrissement, fatigue, hépatosplénomégalie. NFS + frottis, LDH
Carence nutritionnelle Aphtes récidivants + pâleur, cassure courbe, régime restrictif. Fe/CST, B12, folates, Zn, B1/B2/B6
Bilan complémentaire si aphtes récidivants ou résistants
⚠ Quand bilaniser ? Aphtes > 3 épisodes/an, permanents, majeurs, ou avec signes systémiques. Pas de bilan d'emblée pour un aphte isolé typique.

🔵 Bilan de 1ère intention

  • FSC + frottis — leucopénie, neutropénie, blastes
  • CRP + VS — inflammation chronique
  • Fer sérique + CST + ferritine
  • Vitamines B12 + folates
  • Zinc
  • IgA anti-TG2 + IgA totales — cœliaquie

🟠 Si syndrome systémique évoqué

  • FAN, ANCA — connectivite, vascularite
  • ASCA ± biopsie intestinale / IRM — Crohn
  • Calprotectine fécale — MICI
  • NFS répétées × 6 sem — neutropénie cyclique
  • IgD sérique — Hyper-IgD (SAID)
  • Génétique TNFRSF1A — TRAPS
Mesures non médicamenteuses et prévention

🟢 Phase aiguë — alimentation

  • Régime lisse et froid (ou température ambiante)
  • Éviter aliments acides : citron, tomate, ananas
  • Éviter boissons gazeuses, salaisons, épices
  • Hydratation maintenue (risque de déshydratation si douleur ++)
  • Paracétamol / ibuprofène si douleur freinant l'alimentation

⚠ Prévention des récidives

  • Éviction des aliments déclenchants identifiés (noix, épices, acides)
  • Hygiène buccale soigneuse (brosse souple)
  • Éviter le stress / traumatismes buccaux
  • Correction d'une carence identifiée (Fe, B12, Zn, folates)
  • Si cœliaquie → régime strict sans gluten
Quand référer ?

🔴 URGENT / immédiat

  • Déshydratation (refus total alimentation)
  • Immunodépression connue + aphtes sévères
  • Suspicion leucémie (pancytopénie, ADP)
  • Stomatite nécrosante étendue

🟠 Semi-urgent (24–72 h)

  • Aphte majeur (> 1 cm) ne répondant pas au Kenacort en 7 j
  • Suspicion HSV primo (gingivostomatite sévère)
  • Fièvre périodique inexpliquée associée

🟡 Programmé

  • Aphtes récidivants > 3×/an sans cause trouvée → pédiatrie spécialisée
  • Bilan positif (MICI, cœliaquie) → gastropédiatrie
  • Suspicion Behçet → rhumatologie pédiatrique
  • PFAPA résistant → ORL (amygdalectomie ?)
  • Neutropénie cyclique → hématologie
ℹ Remarque pratique globale Pour l'enfant, les produits formant une barrière non alcoolisée (Aftamed®, Aloclair®, Gengigel®) sont mieux tolérés que les solutions alcoolisées ou les produits qui piquent. Le Kenacort-A Orabase® reste la référence pour les aphtes inflammatoires. En cas d'aphtes récidivants, multiples, profonds, avec fièvre, amaigrissement, diarrhée, retard de croissance ou atteinte génitale/oculaire → toujours rechercher une cause systémique.
Sources

Document pratique cabinet — à adapter selon l'âge exact de l'enfant et les notices officielles actualisées. Juin 2025.