Tableau typique : Adolescente avec un ou plusieurs ulcères vulvaires profonds, douloureux, parfois nécrotiques, souvent ≥ 1 cm
Ulcération aiguë, douloureuse, non sexuellement acquise, classiquement appelée ulcère de Lipschütz.
Le terme moderne est souvent NSGU (Non-Sexually acquired Genital Ulceration) ou Ulcère Aphteux Vulvaire Aigu.
Prouvé Le diagnostic est clinique et d’exclusion : l’aspect seul est insuffisant car les causes infectieuses et inflammatoires se chevauchent.
Probable Mécanisme immuno-inflammatoire réactionnel ou post-infectieux
Ce modèle explique la douleur, la nécrose et l’association temporelle avec un syndrome infectieux ; il reste imparfaitement démontré.
Ulcère de Lipschütz : débridement (gauche) et lésions en miroir des petites lèvres (droite)
| Critères majeurs | Critères mineurs utiles | Ce qui fragilise le diagnostic |
|---|---|---|
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| Situation | Examens utiles | Pourquoi / limites |
|---|---|---|
| Premier épisode typique, adolescente stable, pas d’activité sexuelle rapportée | Le diagnostic reste d’exclusion. | |
| Sexuellement active, doute, information incertaine ou contexte médico-légal | Approche confidentielle et non jugeante
Ne pas conclure à abus sur la seule présence d’ulcères. | |
| Syndrome infectieux marqué | EBV VCA IgM/IgG ± hétérophiles ; CMV selon contexte ; Mycoplasma si toux/pneumonie ; PCR respiratoire si intérêt clinique. | Identifier un déclencheur n’est pas toujours nécessaire au traitement, mais aide à rassurer et à éviter les surinvestigations. |
| Récidives ou signes systémiques | Penser aphthose complexe, Behçet, Crohn, maladie auto-inflammatoire. | |
| Lésion persistante plus de 4–6 semaines, atypique, indurée, nécrotique extensive |
| Diagnostic | Indices | Action cabinet |
|---|---|---|
| HSV | Vésicules en bouquet, adénopathies, dysurie | PCR HSV
Aciclovir si suspicion |
| Syphilis | Chancre indolore, adénopathie | Sérologie |
| Crohn | Fissures linéaires, douleurs abdominales, diarrhées, cassure pondérale | Calprotectine fécale, CRP |
| Behçet | Aphtes buccaux récurrents, ulcères génitaux récidivants, atteinte oculaire, arthralgies, lésions cutanées | Avis rhumato/dermato/ophtalmo |
| SJS/TEN (médicaments) | Atteinte des muqueuses, conjonctivite, rash | Urgence hospitalière |
| Abus | Histoire discordante, lésions traumatiques, saignement, peur, autres blessures | Procédure médico-légale, éviter examens répétés |
| Objectif | Traitement | Posologie / pratique | Remarques |
|---|---|---|---|
| Antalgie de base | Paracétamol ± ibuprofène | Souvent insuffisant seul. | |
| Antalgie topique | Lidocaïne gel 2 % Xylocaïne visqueuse | En petite quantité sur l’ulcère avant miction et soins | Attention aux surdosage --> application fine. |
| Dysurie | Miction dans bain tiède vs compresses froides, crème barrière (oxyplastine) | ||
| Soins locaux | Hygiène douce | Eau ou sérum physiologique
Eviter savons, lingettes, antiseptiques irritants, protections parfumées, vêtements serrés. | Pas de désinfection agressive. |
| Suspicion HSV | Aciclovir | Pas de bilan si Lipschütz typique et HSV peu probable. | |
| Forme sévère | Corticostéroïde topiquepuissant (ou orale court) | Après exclusion HSV (avis gynéco/dermato). | Utilisation débattue ... |
| Rétention urinaire / douleur incontrôlable | Hospitalisation, antalgiques forts (MO), sonde urinaire |